≡ 

 Reportages >  Chemin de Compostelle >  @2016 : Los Arcos → Burgos >

25 octobre : Najera → San Domingo de la Calzada

Malgré le dortoir où nous étions très nombreux, avec des lits superposés jumeaux, nous avons tout de même bien dormi (la paire de boules quiès à sûrement aidé).

Après un petit déj. festoyant et les Laudes, nous avons repris notre chemin dans des paysages étonnants, tantôt rappelant les westerns, tantôt presque fantastique.

Lors d’une halte, nous avons élucidé le mystère des raisins coupés au sol : c’est une affaire de quota, la surproduction est coupée et laissée au sol pour faire de l’engrais ou nourrir les pèlerins...

Une petite pause à Azofra nous a permis de pique-niquer et faire une Lectio. Lorsque nous avons repris la route, le temps changea brutalement, on est passé de vent, brouillard et anorak à tee-shirt et soleil de plomb.

Nous avons rapidement remarqué que les champs de vignes nous avaient abandonné pour laisser place aux champs de blé moissonnés. Nous avons gravi sous un soleil pesant, sans ombre, la dernière côte du parcours pour apercevoir enfin, au détour d’un virage quelques arbres, une fontaine d’eau fraîche, des transats en pierre : une petite oasis !

En reprenant le chemin, après cette halte, nous avons changé de paysage et traversé un lieu post-apocalyptique... Une ville fantôme, comme si un nuage radioactif était passé, au détail près qu’on avait l’impression que rien n’avait jamais été habité. Les seules personnes que nous avons entraperçues étaient attablées au restaurant à l’intérieur d’un golf. C’est en fait le résultat visible de la sur-construction espagnole dans les années 2000...

Les plus courageux d’entre nous ont fait à pied les 5 derniers kms pour rejoindre l’auberge. Super, le lieu est propre, spacieux, chaleureux et agréable !

Marie et Marie-Bertille, d’autres djeun’s du groupe

Cantique des Cantiques : L’été des noces

Enivrez-vous d’amour
LUI
12 Ô jardin bien fermé, ma sœur, ma fiancée,
source bien clôturée, fontaine bien scellée !
13 Tu fais jaillir la vie : paradis de grenades,
14 comblé des fruits les plus exquis ; nard et safran,
cannelle et cinnamone, et les bois à encens,
a myrrhe et l’aloès, les plus fins aromates,
15 la source des jardins, et le puits des eaux vives,
l’abondance limpide écoulée du Liban.
LUI
1 Je viens dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée.
Je récolte ma myrrhe et recueille mon baume.
Je mange aussi mon miel, je goûte mon rayon,
et j’avale mon vin, et j’avale mon lait.
Mangez mes compagnons, allez-y, et buvez,
enivrez-vous d’amour, vous tous mes bien-aimés !

Version imprimable de cet article Version imprimable


SPIP | | Plan du site | Réalisation : FAT78 (F. Filippini)