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26 octobre : San Domingo de la Calzada → Belorado

Après le petit-déjeuner à l’Abbaye cistercienne de l’Ascension, après les Laudes célébrées sur le pourtour de la cathédrale de Santo Domingo sous le regard étonné des écoliers avec leur cartable à roulettes et des mères, dont quelques-unes voilées, avec leur poussette, une demi-heure nous a été octroyée pour visiter la cathédrale.

Quelle merveille ! Nous ne citerons ici que le retable hispano- flamand en bois polychrome de la Renaissance qui traite des thèmes chrétiens mêlés de sujets mythologiques et bien sûr du coq et de la poule qui se trouvent dans une cage gothique haut-perchée en face du tombeau de Santo Domingo, en rappel à une légende qui sera contée plus tard...

Nous nous mettons en marche à 10h, traversons le fameux pont que construisit Santo Domingo en 1044 pour permettre aux pèlerins de passer l’Oja, aujourd’hui rio seco.

Nous voici sur la célèbre N120 : fini les vignes, la route est droite, longe l’autoroute très fréquentée par les routiers qui nous klaxonnent joyeusement.

Nous quittons la Rioja à Granon où se trouve une église dédiée à St Jean-Baptiste dont nous avons pu voir le retable du haut de la tribune grâce à l’initiative du P. Olivier.

Déjeuner à Redecilla del Camino où Gillette nous a expliqué le pourquoi de la cage des gallinacés puis nous continuons le Camino jusqu’au village natal de Santo Domingo, Viloria de Rioja où nous faisons la Lectio Divina.

Puis nous reprenons la route pendant 4 kms, puis le bus nous conduit les 5 derniers kilomètres à notre étape : Belorado.

Gillette et Guy D.

Cantique des Cantiques : L’orage d’été

Ouvre-moi, je t’en prie
ELLE
2 Mon cœur est en éveil et je suis endormie !
J’entends mon bien-aimé qui m’appelle en frappant
« Ouvre-moi je t’en prie, ma sœur, ma tendre amie,
ma colombe parfaite, accueille ton amant !
car ma tête est partout couverte de rosée,
mes boucles ne sont plus que des gouttes de nuit. »
3 Ma robe est enlevée : comment la remettrai-je ?
Mes pieds sont bien lavés : comment les salirai-je ?
4 Mon ami a passé une main par la faille,
pour lui, au fond de moi, frémissent mes entrailles.
5 Je me suis donc levée pour aller lui ouvrir,
et dans mes mains j’ai ressenti la noble myrrhe
ruisselant sur mes doigts qui tenaient le verrou.
6 C’est là que j’ai osé ouvrir à mon époux,
mais lui, tournant le dos, était déjà parti !
Hors de moi crie mon âme éprise de sa voix !
Quand je l’ai appelé il n’a pas répondu.
Mangez mes compagnons, allez-y, et buvez,
Je l’ai vite suivi, sans que je le rattrape.
7 En chemin j’ai croisé la ronde des vigiles :
ils m’ont frappée, blessée, dépouillée de ma cape,
ces gardiens surveillant les remparts de la ville.
8 Vraiment je vous en prie, ô filles de Salem,
si jamais vous trouvez le compagnon que j’aime,
dites-lui de ma part que je souffre d’amour.

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