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27 octobre : Belorado → San Juan de Ortega

Au soleil, sous la pluie, sur le chemin les petites Marthe font les courses : chargent, déchargent, découpent (saucisson, melon, tomates, fromage), dressent la « table » mais, il y a parfois de l’imprévu.

Un exemple parmi d’autres : prévenues que les commerces étaient fermés le dimanche, il faut chercher dès le samedi du pain pour le pique-nique du lendemain : vous commencez par vous perdre dans un centre commercial. Ouf, un vigile ! « a la derecha o a la ischierda ? ».

Toutes fières d’avoir trouvé le bon rayon, nos Marthe font un stock de pain pour le lendemain. Dimanche matin, pendant les Laudes, que voyons-nous ? Un monsieur avec du pain frais sous son bras ! Puis un autre monsieur, puis une dame... On salive...

Fin des Laudes, départ. Ô surprise, dans la ruelle à côté de la l’église, deux paneteria... Dommage, le groupe se contentera du pain du supermarché !

En revanche dans le tout petit « mercado » de ce matin, nous sommes servies avec une très grande gentillesse, plein de sourires, beaucoup de complaisance et toujours ce gentil mot ; « buen Camino ! ».

Après le déjeuner d’aujourd’hui, nous disons au-revoir à Marie-Bertille et Jean-Pierre Mosnier qui repartent vers leurs exercices de math et autres, bien regonflés par le chemin parcouru.

Puis, les uns à pied à travers une magnifique forêt de pins et de chênes ; les autres, en voiture cherchant vainement des commerces pour les courses du lendemain ; le dernier avec son car, arrivent à San Juan de Ortega, petit village de 25 habitants, comprenant un monastère (où nous logeons), une chapelle de style roman et un petit cloître de marbre rose.

Et si pour l’année 8, on faisait un pélé jeûne ?... Buen Camino et bon appétit !

Catherine et Joëlle

Cantique des Cantiques : L’automne des fruits

Ô viens
ELLE
12 Ô viens mon bien-aimé, partons à la campagne,
et nous irons passer la nuit dans les villages.
13 Levés de bon matin nous irons dans les vignes
voir si la vie bourgeonne à l’ombre des cépages,
si tout fleurit, si les grenades ont bien mûri.
Là je te donnerai tout l’amour de mon cœur.
14 On sent les mandragores exhalant leur senteur,
à portée de nos mains les trésors sont donnés,
les anciens, les nouveaux, tous les fruits les meilleurs :
je les ai réservés pour toi, mon bien-aimé.

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